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Letting go

Le thème de la mort est un sujet qui me préoccupe souvent! Cela m’amène à me poser des questions existentielles, qu’est-ce que je veux faire de ma vie? Quel est le sens réel de mon passage sur cette terre? Je pense que nous sommes tous amenés un jour ou l’autre à se poser ces questions. La mort me terrifie, elle me bouscule, elle m’angoisse et j’ai la conviction de croire qu’en acceptant l’idée, de prendre réellement conscience de cette échéance que l’on peut vraiment vivre. Elle ne doit sûrement pas être un tabou mais une étape pleine de sens. On devrait la saisir comme un passage réjouissant au même titre que la naissance. Dans notre société, l’être humain passe la majeure partie de son temps à éviter le thème de la mort, comme un sujet malsain. Pourtant, chaque être mis au monde est condamné à mourir dès son premier souffle. Chaque être est également libre de disposer de sa vie, qu’il s’agisse de la poursuivre ou d’y mettre un terme. Car l’envie de mettre un terme à sa vie est souvent liée au sentiment de se retrouver dans une impasse où la douleur est trop lourde à porter et plutôt que de s’assumer, il peut paraître plus simple de se soulager en s’effaçant soi-même. J’ai la conviction que la vie est une chance que nous nous offrons d’avancer, de guérir, de grandir… Elle ne ressemble pas à une punition, mais à un choix profond dont nous n’avons souvent plus conscience. Partir peut ainsi être vécu pleinement comme une renaissance, un retour à la maison… Apprenons à apprécier l’instant présent sans attendre, sans désirer des choses, de réaliser à quel point le fait de vivre est extraordinaire. Quand on prend la peine de se poser et de voir la beauté du monde, les êtres humains, la nature, les animaux, on peut ressentir cet état d’amour pour la vie.

Music : Syml, Where's my love

Le vent nous portera...

Mon petit prince,

Dans ce monde où tout bascule, dans ce monde de mensonges et d’abus, comment t’aider à grandir face à toute cette noirceur qui nous entoure. Pourtant, je me suis promise que jamais la noirceur ne me ternirait. Je me suis promise que plus je verrais de noirceur, plus je contrebalancerais par de la lumière.

Avec toi, il y a des hauts et des bas, nous essayons d’être de bons parents, de te donner suffisamment d’amour car c’est l’avoir le plus précieux en cette vie. L’amour, c’est la vie. Oui, oui, oui.

De ton monde, nous connaissons surtout le pays des dinos, des dragons dont tu ouvres les portes à tout vent. Tout doit y être plaisir, amour, tendresse et jeux, afin d'éloigner le pays sombre de tes peurs.

Nous commettons sûrement des erreurs, parfois tu n’en fais qu'à ta tête, nous tournant en bourriques comme tu le fais parfois de manière si évidente… et comme toi, nous "testons ». Tu t'aventures, tu t'obstines parfois...

Il n'y a pas de doute : tu es bien mon fils !

Comme ces colères qui rappellent les miennes quand je me sentais agressée, blessée ou plus simplement incomprise. Non pas qu'il ne m'arrive plus de souffrir, mais j'ai appris qu'une des seules solutions possibles à la souffrance était le partage, le dialogue et finalement le pardon. Tel est le prix du bonheur. En luttant contre ton obstination, je me bats contre moi-même. En me mettant à ta place, je replonge au fin fond de moi et ton comportement, ton être si entier, ont fini par me donner le courage d'être moi-même. Et qu'importe le risque de s’égarer, de se tromper, voire même de se perdre. Il n'y a pas pire ennemi que la certitude, il n'y a rien de plus enrichissant que le doute.

Et si je t’appelle tantôt petit Prince, tantôt petit Tyran, c’est juste pour rappeler qu’une vie heureuse se construit aussi dans les moments difficiles. Tu es toi, mon bonhomme, et tu es unique au monde. Nous t’aimons.

Tu ne comprends pas pourquoi la vie est faite de contraintes, de violences, de souffrances, je t'avoue bien franchement, que moi non plus. Pourtant, j’ai changé la façon de voir notre quotidien, notre façon de vivre et qu’il ne faut jamais négliger l’impact d’un sourire, d’un geste ou d’un regard bienveillant. Mais le système est là, immuable et nous ne pouvons pas en changer tant que l’homme sera tourné vers l’enrichissement matériel et le pouvoir. C’est bien là tout le problème. Le monde court à sa perte. Il serait temps de s'apercevoir que la consommation n’a jamais rendu un individu heureux. Que le confort est illusoire et que cette course folle se poursuivra tant que les gens continuerons à adhérer à un système qui est injuste, souillé et récompense le plus malhonnête.

Un monde sans argent! Voilà ce dont je rêve… Oui, je suis une utopiste, je suis née comme ça, c’est ma différence à moi, ma planète.

Music : Ólafur Arnalds (Near Light)

What can you see?

"What can you see" est un court métrage dans lequel Lex & Gilbert ont réussi à transposer leurs émotions qui les traversent dans ce voyage. Pour nous rappeler que la vie n'est pas toujours rose et qu'elle est faite d’obstacles et de handicaps, pour tout un chacun. On ne voit bien qu'avec le coeur...

Music : Izler

So Far...

« So Far » est née au coeur de ma tête. C’est un voyage en pleine nature. Il y a une forêt dominante, le cheval, l’humain et cet amour inconditionnel, cet amour libérateur. C’est la réunion de deux êtres dont les destins sont liés à jamais. La rencontre entre deux mondes opposés, deux bulles que rien ne prédestinaient à se rencontrer, se trouvent et vont se nourrir l’un et l’autre pour s’épanouir durant toute une existence. Le cheval est un guide à travers notre vie, il est l’éclaireur et veille sur nous en permanence.

« So Far » est une délivrance aussi. La rencontre avec ce bel Eben, qui est arrivé tel un tsunami dans ma vie et qui est devenu, par la suite, l’élément déclencheur de beaucoup de choses. Il faut le vivre pour le comprendre.

J’ai compris que tout ne s’explique pas nécessairement dans la vie. J’ai compris qu’il fallait accepter les choses telles qu’elles étaient; qu’un abandon ne signifiait pas nécessairement que nous étions une mauvaise personne, que le passé ne pouvait pas être réparé mais bien accepté, que nous devions apprendre à vivre avec lui, sans le chasser et l’ignorer. J’ai compris que des gens pouvaient vraiment s’intéresser à moi, à mes intérêts, à mes valeurs, à ce que je suis vraiment. J’ai surtout, arrêté d’essayer d’être aimée et comprise de tous. Tout ça s’appelle croire en moi, croire en ma valeur et apprendre à me défendre, plutôt que de ramper devant tout le monde en espérant me faire aimer, pour effacer le mal que j’ai en moi. Ça ne fonctionne pas comme cela…je l’ai bien compris.

JAMAIS, ne doutez jamais de votre valeur, cela n'aide pas. Il y aura toujours des gens, quelque part, qui la reconnaîtront, telle qu’elle est.

J’espère que cette vidéo vous donnera envie de découvrir et d’aller à la rencontre de cet incroyable animal. J’aimerais surtout vous faire comprendre et vous donner envie de croire en la grandeur de son coeur.

Music : Ólafur Arnalds (So Far)

You are not alone

Loé,

J’ai envie de te dire…

Mon grand garçon, mon petit mystère, tellement charmeur, sensible, qui peut être tour à tour incroyablement adorable, puis juste parfaitement détestable. Il nous bouscule en permanence, nous pousse dans nos retranchements, cherche nos limites. Tout cela nous ramène toujours à une prise de conscience. On se pose un tas de questions sur notre façon d’être de bons parents. On tâtonne, on avance, on apprend…

Je ne me lasse pas de te regarder. J’admire tes beaux cheveux dorés, tellement sauvages et indisciplinés. Ses yeux malicieux, qui sourient toujours. Ses dents si blanches. Ses joues à croquer, qui ne sont déjà plus celles d’un bébé, mais qui le redeviennent lorsqu’il se met à rire. Son corps élancé qui commence à se muscler, son ventre encore un peu gonflé qui appelle mes baisers. Je vois ce qu’il est devenu et comme il a grandi, en si peu de temps. Cet enfant curieux, futé, têtu, charmeur, ayant la tête dans les étoiles et tourbillonnant dans tous les sens.

Je voudrais te dire que nous sommes fiers de toi. Que nous vivons des moments intenses, difficiles et parfois déroutants à tes côtés. Que j’ai peur, parfois, de ne pas être à ta hauteur. Que j’aime les moments où tu me permets de te serrer contre moi, de te câliner et de caresser tes cheveux. Que je voudrais que nos journées ressemblent à ces couchers paisibles et où tu m' inventerais n’importe quelle histoire pour grignoter encore quelques minutes avant le coucher. Je sais ce que tu aimes, et ce que tu n’aimes pas. Tes manies. Tes obsessions d’enfant, tes expressions à la one again. Qu’il ne faut pas que je passe l’aspirateur lorsque tu regardes un dessin animé. Que si tu es grognon, il ne faut pas insister, et que si tu ne veux pas parler, rien ne sert de te forcer. Je ne suis plus surprise de te trouver presque nu sous la couette, entouré de tes doudous si importants à tes yeux.

Est-ce que tu sais toi, alors que je te connais si bien, pourquoi je n’arrive toujours pas à comprendre tes réactions? Je sais que tu ne le fais pas exprès, que tu ne le fais pas contre nous. Tu es comme ça, un point c’est tout. Mais ces montagnes russes émotionnelles que tu nous fais vivre cycliquement…

C’est fou quand on y pense, d’avoir autant de pouvoir à 6 ans! Mais on va y arriver, pas vrai? Après tout, si tu nous as choisis, c’est que tu devais savoir que nous étions faits pour toi…

Je t’aime mon petit loup, encore plus grand que tout ce que tu peux imaginer, encore plus loin que la lune."

Music : Ólafur Arnalds (Not Alone)

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